Tourisme durable : Vers l’uniformisation des actions des différents acteurs

Les opérateurs œuvrant dans le secteur doivent mettre en place de bonnes pratiques visant à préserver notamment l’environnement pour que les générations futures puissent exercer les mêmes activités avec une chance d’avoir les mêmes résultats.

Il existe de très nombreuses formes alternatives de tourisme qui peuvent être qualifiées de « durable » et regroupées sous le terme général du tourisme durable. On peut citer, entre autres, le tourisme responsable, le tourisme solidaire et le tourisme équitable. National Tourism Development  ou NTD S.A a ainsi initié un projet visant à uniformiser les actions des différents acteurs touristiques pour le développement du tourisme durable à Madagascar. Raison de l’organisation d’une table-ronde dans le cadre de la 5e édition du salon International Tourism Fair-Madagascar (ITM) organisé dernièrement par l’Office National du Tourisme de Madagascar à l’hôtel Carlton.

Bonnes pratiques. Durant cette table-ronde, des professionnels du tourisme ont été invités à exposer leurs actions et expliquer leurs démarches durables respectives. La problématique portait notamment sur «  le tourisme durable : plusieurs démarches, un seul concept ? ».  Il s’agit entre autres de l’association « Antso Re », de la Fédération des Hôteliers et Restaurateurs de Madagascar (FHORM), de l’IMV qui est une structure de coopération décentralisée entre la Commune Urbaine d’Antananarivo et la Région île de France traitant le thème patrimoine et tourisme durable.  Pour la FHORM, elle a initié la Charte du Tourisme Durable. L’objectif consiste à responsabiliser tous les opérateurs membres à mettre en place de bonnes pratiques tout en améliorant leurs comportements dans les domaines économiques et sociaux sans négliger la préservation de l’environnement pour permettre aux générations futures d’exercer les mêmes activités avec la chance d’avoir les mêmes résultats.

Label. De son côté, l’association « Antso Re » propose d’assurer la traçabilité de toutes les actions pour le développement du tourisme durable.  A titre d’illustration, « on peut mutualiser et appuyer les communautés locales de base à proposer un tourisme de qualité en assurant leur formation sur les métiers de base du tourisme car cela constitue encore une grande lacune », a évoqué Lanto Razafimahatratra, le président de l’association. Quant à Brigitte Elison, la représentante de l’IMV, elle a soulevé que le Tourisme Durable peut être un outil de développement à Madagascar.  « C’est basé sur la préservation et la valorisation du patrimoine identitaire de la ville d’Antananarivo. Cent vingt opérateurs comme des artisans, des guides touristiques et des gérants de maisons d’hôtes ont reçu des formations pour  être professionnels et trente agents municipaux sont en cours de formation », a-t-elle exposé. Le développement du label « éco-tanàna » est maintenant de mise. « La ville d’Antananarivo a rénové le Jardin d’Andohalo depuis 2008. Dix-huit entreprises l’exploitent actuellement. On est toujours prêt à accompagner les opérateurs qui s’engagent à développer cette labellisation qui signifie un produit d’excellence pour attirer les touristes », a-t-elle rajouté.

Critères. Au niveau du Ministère du Tourisme,  ce département a recensé des milliers d’initiatives sur le développement du tourisme durable. Il l’appuie également comme l’association « Antso Re ». Toutefois, une fédération des actions de tous les promoteurs de projet s’impose tout en revoyant les critères à retenir sur ce concept à plusieurs démarches. L’important est que chaque acteur touristique met en place de bonnes pratiques visant à minimiser les impacts sur l’environnement tel que le triage des déchets organiques et favorise l’équité sociale. Ils doivent ensuite travailler en commun pour promouvoir la destination Madagascar, a-t-on conclu.

Source: Midi-Madagasikara du 13 Juin 2016/Navalona R.