Tourisme – La croisière, une place à prendre

Le tourisme de croisière constitue une niche profitable à exploiter à fond pour Madagascar, particulièrement pour Nosy Be et Sainte-Marie : un minimum d’infrastructures, dont un port capable d’accueillir un paquebot et des moyens de transport pour les déplacements sur de courtes distances (par exemple, le cyclo-pousse bien aménagé et non pas le pousse-pousse afin de ne pas choquer certains croisiéristes « humanitaires »), et un maximum de profits pour le secteur, grâce à l’artisanat, le culturel, la restauration et les visites de sites. Dans un tout autre ordre d’idée sans relation avec la croisière touristique, Tom Andriamanoro nous rappelle que des pirates avaient écumé les côtes malgaches aux XVIIè et XVIIIè siècles.

Le passage récent à Taolagnaro du navire de croisière japonais Ocean Dream a braqué le regard des observateurs touristiques vers ce pays asiatique qui, sans encore être pour Madagascar un « réservoir » au même titre que le marché français ou italien, n’est pour autant pas à négliger. Des agences comme Madagascar Airtours ou Transcontinents l’ont compris, elles qui travaillent avec une composante japonaise depuis longtemps. Mais il a fallu attendre 1997 pour que s’ouvre à Antananarivo une agence ciblant prioritairement le Pays du Soleil Levant, et tenue par un Japonais. À ses débuts, l’agence Arics de Ren Kurokawa ne s’est guère vraiment focalisée sur la clientèle touristique, assistant plutôt des groupes spécialisés dont des équipes de tournage TV. Ces réalisations audiovisuelles ont petit à petit ancré Madagascar dans l’esprit du public japonais, avec pour pôle d’intérêt la nature en général, les baobabs et les lémuriens en particulier. Le web a contribué à multiplier les thèmes, et on a assisté à une percée du culturel pour ne citer que les Vezo, le hira gasy, ou encore le famadihana.

Source : L’Express de Madagascar du 26 janvier 2019/Tom Andriamanoro